Visite de deux fonctionnaires de police bosniens en France pendant six jours pour leur présenter la Direction Centrale de la Police Judiciaire et la Préfecture de Police de Paris.
Cette visite a permis également de rencontrer les responsables des services spécialisés (offices centraux) dans les domaines de la lutte contre la criminalité organisée, du grand banditisme, du terrorisme, mais aussi du trafic d’armes, de stupéfiants et d’êtres humains.
Mission d’un policier français spécialisé dans les trafics de stupéfiants et de la toxicomanie.
La formation des spécialistes de Police de Bosnie-Herzégovine devant œuvrer contre la criminalité organisée et en particulier contre les trafics de drogues, revêt pour notre pays une importance capitale (retour en sécurité intérieure). Le but final est d’endiguer dans la mesure du possible ce type de criminalité à l’intérieur des frontières de Bosnie-Herzégovine. Mission de deux experts français spécialisés en matière de lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme.
La poursuite de l’aide technique bilatérale avec la Bosnie-Herzégovine en matière de lutte contre le terrorisme et contre les organisations criminelles susceptibles de le soutenir, est une priorité affichée par les autorités locales elles-mêmes.
Stage linguistique professionnel au profit d’un policier d’INTERPOL à l’Institut National de Formation de la Police Nationale à Clermont-Ferrand.
Il s’agit de la reconduction d’une action initiée en 2001, relative à l’aide à l’installation du BCN (Bureau Central National) INTERPOL de Sarajevo. Ce service est en pleine évolution et doit passer d’un effectif de vingt-deux à quarante inspecteurs, dont plusieurs francophones. Le but du stage était de faire acquérir une meilleure connaissance du système judiciaire français et du vocabulaire policier et judiciaire, indispensable dans le travail quotidien d’un inspecteur d’INTERPOL. Cette action avait également pour but de faciliter les relations opérationnelles entre le BCN Sarajevo et le BCN France.
Invitation en France de deux fonctionnaires de police de Bosnie-Herzégovine en charge de la Police Technique et Scientifique.
De nos jours, la police technique et scientifique doit mettre en œuvre une démarche d’assurance qualité afin de rendre les examens et analyses techniques et scientifiques exempts de toute contestation lors du procès pénal. Le recueil des éléments de preuve permettant à l’enquêteur d’élucider les affaires et au magistrat d’asseoir son intime conviction s’effectue désormais pour l’essentiel sur la scène d’infraction. La police technique et scientifique doit donc aujourd’hui mettre en œuvre une véritable démarche d’assurance qualité pour rendre les examens et analyses exempts de toute contestation lors du procès pénal. C’est la raison pour laquelle l’ensemble de ces activités nécessite une formation de haut niveau.
C’est ce que s’attachait à présenter la visite, plus particulièrement orientée vers le domaine de la documentation criminelle, de l’identité judiciaire et des laboratoires de police scientifique. Cette action a été réalisée au profit du SIPA (Agence centrale pour le renseignement et l’investigation) dans le domaine de la lutte contre la criminalité (éléments de preuves matérielles).
Ont été visités, dans ce cadre, l’Institut de Recherche Criminologique de la Gendarmerie à Rosny-Sous-Bois (93) et le Centre National de Recherche et d’Information de la Police Nationale à Ecully (69).
A l’époque de l’IPTF (International Police Task Force), à laquelle participait la Gendarmerie française, celle-ci était très présente dans le domaine du maintien de l’ordre en Bosnie-Herzégovine. Au sein de la MPUE (Mission de Police de l’Union Européenne) qui lui a succédé, la France a pu conserver ces liens.
C’est dans ce contexte que trois experts du Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie de Saint-Astier, ont animé un séminaire dans le but d’informer et de sensibiliser les autorités politiques, hauts responsables et commandants d’unités de la police de Bosnie-Herzégovine (des deux entités et du district) à la doctrine française du maintien de l’ordre et de la gestion civile des crises (gestion des foules lors des grands rassemblements de personnes). Devant une cinquantaine d’auditeurs (directeurs de police, commissaires et commandants d’unités de maintien de l’ordre), les principaux thèmes furent les suivants :
Doctrine et techniques du maintien de l’ordre français,
Gestion civile des crises,
Contrôle des foules et des grands rassemblements de personnes (manifestations sportives, G8, etc..),
Modes d’action préventifs et techniques opératoires lors d’un engagement au maintien de l’ordre.
Visite de deux policiers de Bosnie-Herzégovine au Service Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation (STRJD) de la Gendarmerie Nationale
Au sein du Ministère de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine, et dans le cadre d’un programme de financement européen « CARDS », un service de recherches judiciaires doit être mis en œuvre, en particulier un Fichier Automatisé des Empreintes Digitales (FAED).
Les autorités policières de Bosnie-Herzégovine ayant eu connaissance de l’existence en France, au sein de la Gendarmerie, d’un système centralisé particulièrement performant, souhaitaient le visiter. La visite de deux policiers de Bosnie-Herzégovine au STRJD de Rosny-sous-Bois s’est inscrite dans ce cadre.
Organe centralisateur d’informations, le STRJD se présente à la fois comme gestionnaire et exploitant de fonds documentaires, touchant l’ensemble des composantes de l’enquête judiciaire. Le fichier automatisé des empreintes digitales est l’un des outils d’investigation dont dispose ce Centre. En plus des deux fonctions principales : saisie des relevés décadactylaires des personnes soupçonnées d’avoir commis un crime ou un délit, et exploitation d’une trace découverte sur les lieux d’un méfait, il permet également :
De rechercher l’identité d’une personne,
De vérifier si une personne est déjà connue dans la base et de connaître le service qui a procédé au relevé des empreintes digitales.
Visite au Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie de Saint-Astier (CNEFG) en qualité d’observateurs au stage de la Force de Police Européenne (FPE).
Ce stage a rassemblé de nombreuses unités de maintien de l’ordre de plusieurs pays de l’Union Européenne ainsi qu’une quarantaine d’observateurs étrangers.
